teksten poemas

29. aug, 2019

Oblivion-J'oublie -Tango



Lourds, soudain semblent lourds


les draps et velours de ton lit quand j'oublie jusqu'à notre amour

 
Lourds, soudain semblent lourds tes bras qui m'entourent déjà dans la nuit

 
Un bateau part, s'en va quelque part les gens se séparent, j'oublie, j'oublie

 

Tard, autre part dans un bar d'acajou des violons nous rejouent


notre mélodie, mais j'oublie

 
Tard, dans ce bar dansant joue contre joue tout devient flou


et j'oublie, j'oublie



 
Court, le temps semble court ,le compte à rebours de nos nuits


quand j'oublie jusqu'à notre amour


Court, le temps semble court


tes doigts qui parcourent ma ligne de vie.

 
Sans un regard, des amants s’égarent sur un quai de gare,


j'oublie, j’oublie

29. aug, 2019
29. aug, 2019

Allons sur les caps bleus ou sur la verte grève

Pour voir venir au loin le vaisseau de mon rêve,

Vers le golfe où la mer en passant vient saisir

Le temple au fronton d'or qu'a bâti mon désir. 



Oh! si tu vois glisser le long des promontoires

Le vaisseau de mon rêve avec des voiles noires,

Si le sillage est noir, si tout est noir à bord,

La rame noire aussi, c'est que mon rêve est mort.

 

Ah! laisse alors mes mains froides du souffle humide

Battre l'air et d'un trait déchirer ma chlamyde,

Et que le vent du large où s'éployaient mes voeux

Flagelle en écumant mon front et mes cheveux!

 

Que sur ton sable aride où rampe la marée,

Grève toujours luisante et toujours altérée,

Je clame avec la vague et marche avec le flux

En frappant l'air meurtri de mes deux bras tendus. 



Lueurs et flammes, 1903 Helène Vacaresco

 

 

29. aug, 2019

Arrabal

El arrabal es el reflejo de nuestro tedio.
Mis pasos claudicaron
cuando iban a pisar el horizonte
y quedé entre las casas,
cuadriculadas en manzanas
diferentes e iguales
como si fueran todas ellas
monótonos recuerdos repetidos
de una sola manzana.

El pastito precario
desesperadamente esperanzado,
salpicaba las piedras de la calle
y divisé en la hondura
los naipes de colores del poniente
y sentí Buenos Aires.

Esta ciudad que yo creí mi pasado
es mi porvenir, mi presente;
los años que he vivido en Europa son ilusorios,
yo estaba siempre (y estaré) en Buenos Aires. 

Jorge Luis Borges
Fervor de Buenos Aires (1923) 

29. aug, 2019

Fado só para ti  -  J.L.Gordo/A.de Mélo 

 

De Fado die ik je niet geef

Is alleen voor jou geschreven

Nog nooit door iemand gezongen

ik bewaar deze in mijn geest

 

Geschreven met zoveel liefde

En bewaard met zeven sleutels

Tussen de muren van verdriet 

In het huis  dat  jij niet kent

 

Het mag een Fado Corrido zijn 

en het mag een Fado Menor zijn 

Deze is zonder meer te voelen 

In jouw stem , mijn geliefde.

 

Niemand zal deze ooit krijgen 

Niemand zal deze ooit zingen

Deze Fado is gemaakt voor jou,  mijn geliefde

Voor altijd zal ik deze bewaren